Qu’est-ce qu’une maison passive ?

Le terme de maison passive est fréquemment véhiculé ces derniers temps. Mais qu’entendons-nous réellement pas cette formulation ? Comment reconnaître la maison passive ? Et surtout peut-on améliorer encore plus la performance de la maison passive ? Nous vous apportons les éléments de réponse dans l’article qui suit.

Définition d’une maison passive

Qu'est-ce qu'une maison passive ?

La maison passive ou BEPAS pour Bâtiment à Énergie PASsive, c’est un habitat qui ne produit ni ne consomme (du moins pas trop) de l’énergie. Ainsi, avec la maison passive, il n’est pas encore question de production d’énergie renouvelable pour diminuer la consommation en énergie primaire. Le concept consiste plutôt à se réduire la consommation en misant sur le flux de calorie dans l’habitat et aussi au confinement de la chaleur de manière autonome, c’est-à-dire sans appareil spécifique.

En valeur numérique, la maison passive est définie par :

· un besoin en chauffage inférieur à 15 kWh/m²/an,

· une étanchéité à l’air n50 < 0,6 /h,

· une consommation d’énergie primaire inférieure à 120 kWh/m²/an.

· des heures de surchauffe inférieur à 10 % par année

Les caractéristiques d’une maison passive

La notion de maison passive a une source allemande, das passivhaus, datant des années 70. En ces temps-là, le Docteur Feist et le Professeur Bo Adamson ont développé le concept de la maison qui ne soit pas un gouffre financier. Pour ce faire, ils ont misé sur six points clés, à savoir :

· Une isolation thermique impeccable : non seulement les murs, mais aussi le toit. Les menuiseries doivent aussi être de grande qualité. Cela permet de bien conserver la chaleur dans la maison en évitant la perdition de chaleur.

· L’éradication des ponts thermiques sur les zones à risque. Le pont thermique étant la rupture de l’isolation thermique, sa suppression consiste donc à mettre les rupteurs de pont thermique selon la nature de l’endroit critique, notamment les jonctions des murs avec le plancher et le toit ainsi qu’au niveau de la jonction de la maçonnerie et la menuiserie.

· Une étanchéité à l’air irréprochable en optant pour des menuiseries avec une classification AEV (étanchéité à l’air, l’eau et le vent), mais aussi en apportant les calfeutrages nécessaires lors des installations diverses. Mais en réalité, si votre isolation est parfaite, vous n’avez aucun risque de pénétration de l’air froid.

· Une ventilation double flux qui permet la récupération de la chaleur qui est la base même de maison passive. En effet, la VMC à double flux permet d’extraire les calories dans l’air vicié maison, pour le réinjecter dans l’air neuf froid. Ainsi, la consommation relative au chauffage diminue considérablement.

· Utilisation de la calorie solaire et celles du sol sans produire de l’électricité. Il s’agit ici de favoriser l’entrée de la lumière solaire dans la maison pour limiter la consommation en électricité, mais aussi en chauffage. Aussi, l’utilisation de la Pompe à chaleur géothermique permet d’avoir une source d’énergie inépuisable et gratuite.

· Des choix des appareils électroménagers économes en énergie. Les appareils de chauffages, de ventilation et les autres équipements électriques doivent aussi être un consommateur d’énergie modéré pour que l’objectif des 120 kWh/m²/an en électricité puisse être atteint.

Le coût du passage à la maison active

Déjà pour une construction neuve, ou pour la transformation d’une maison ordinaire en maison passive, les coûts de revient sont assez élevé, mais en vue d’une réduction des charges à venir. Ce qui fait de ce passage un investissement à long terme. En effet, vous pouvez profiter du fruit de votre sacrifice sur plusieurs années.

Sachez aussi que la transition vers la maison passive est encouragée par l’État au moyen des divers aides financières comme le Crédit d’Impôt à la Transition Énergétique, la subvention Anah, l’éco près à taux zéro, et bien d’autres encore en fonction de votre région et des travaux que vous entreprenez.

Avec tous ces efforts pour limiter la consommation en énergie de votre habitat, autant en profiter pour lui faire produire de l’énergie. Il s’agit surtout d’équiper la maison avec des sources d’énergie renouvelable, en l’occurrence les panneaux solaires, pour produire l’électricité nécessaire pour le fonctionnement de la maison, voire même revendre l’excédent d’énergies produites.